Questions à poser à la fin d’un entretien
Que répondre à « avez-vous des questions ? » : les questions qui marquent des points, celles qui en coûtent, et comment en choisir trois.
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Sommaire
Tous les entretiens se terminent de la même façon. Le recruteur referme son carnet et demande : « Avez-vous des questions ? »
La plupart des candidats y voient une formalité et répondent « Non, je pense que vous avez tout couvert. » Cette réponse n’est pas neutre. Elle dit au recruteur que vous ne vous êtes pas projeté dans le poste — et elle gaspille la dernière impression de l’entretien, celle dont il se souvient au moment de rédiger ses notes.
Ce que cette question teste vraiment
Le recruteur n’attend pas une demande d’information. Il vérifie trois choses.
Avez-vous écouté ? Une question qui rebondit sur un point abordé vingt minutes plus tôt prouve que vous suiviez l’échange, et pas seulement votre propre discours.
Est-ce cette entreprise qui vous intéresse, ou n’importe quel poste ? Un candidat qui pose des questions sur le travail lui-même est un candidat qui s’est imaginé le faire. C’est exactement ce qu’un recruteur veut voir avant de vous recommander.
Pensez-vous déjà comme un collègue ? Une bonne question ressemble à ce qu’un membre de l’équipe demanderait pendant sa première semaine. Elle vous fait passer de « candidat » à « quelqu’un avec qui on pourrait travailler ».
Les questions qui marquent des points
Préparez-en trois à l’avance. Vous en poserez généralement deux, parce que l’une aura trouvé sa réponse pendant l’entretien.
Sur le poste
- « À quoi ressembleraient trois premiers mois réussis pour la personne qui occupera ce poste ? »
- « Quelle est la partie la plus difficile de ce travail, celle qui n’apparaît pas dans l’offre ? »
- « Le poste est-il nouveau, ou quelqu’un le quitte-t-il ? Qu’est-ce que cette personne faisait bien ? »
La première est la question la plus forte que vous puissiez poser dans presque tous les entretiens. Elle oblige le recruteur à décrire, à voix haute, votre réussite dans le poste.
Sur l’équipe
- « Avec qui travaillerais-je au quotidien, et comment l’équipe se répartit-elle le travail ? »
- « Comment les retours se font-ils dans l’équipe — en points réguliers, ou au fil de l’eau ? »
Sur l’expérience du recruteur
- « Qu’est-ce qui vous a donné envie de rester dans cette entreprise ? »
Les gens aiment répondre à celle-ci, et la réponse en dit plus sur la culture de l’entreprise que la page carrières.
Pour conclure
- « Y a-t-il un point de mon profil qui vous fait hésiter ? Je préfère y répondre maintenant. »
Astuce
Il faut un peu d’aplomb, et ça en vaut la peine. S’il existe un doute, vous pouvez le lever tant que vous êtes encore dans la salle, au lieu de le découvrir dans un mail de refus.
Les questions qui coûtent des points
À éviter
- Tout ce qui figure sur leur site. « Que fait l’entreprise exactement ? » prouve que vous ne vous êtes pas préparé.
- Salaire, congés et horaires — dès le premier entretien. Ces sujets comptent, et vous en parlerez. Mais ouvrir avec eux laisse penser que c’est tout ce qui vous intéresse. Attendez que le recruteur les aborde, ou l’étape de l’offre. Le moment venu, le guide sur les prétentions salariales explique quoi dire.
- « Est-ce que j’ai le poste ? » Le recruteur ne peut pas répondre, et vous le mettez mal à l’aise. Demandez plutôt quelles sont les prochaines étapes.
- Les questions fermées. « Vous travaillez en Agile ? » appelle un « oui » et un silence. « Comment un projet passe-t-il de l’idée à la livraison chez vous ? » ouvre une vraie discussion.
- Dix questions. Deux ou trois, c’est le bon nombre. Surveillez l’heure : si l’entretien a déjà débordé, une question précise vaut mieux que trois posées à la hâte.
Terminez toujours par les prochaines étapes
Quoi que vous ayez demandé avant, finissez par celle-ci :
- « Quelles sont les prochaines étapes, et quand puis-je espérer un retour ? »
À faire
Ce n’est pas de l’insistance, c’est de l’organisation. Et vous repartez avec une date : vous savez à partir de quand une relance est légitime, au lieu de deviner.
S’adapter à la personne en face
La même question ne fonctionne pas avec tout le monde.
Un recruteur RH est le mieux placé pour parler du processus, de l’organisation de l’équipe et de la culture de l’entreprise.
Un responsable technique attend des questions sur le travail : les outils, les défis du moment, la façon dont les décisions se prennent.
Un jury de plusieurs personnes : adressez une question à chacun, par son nom si possible. Cela montre que vous avez retenu qui ils sont.
Entraînez-vous aussi à la fin, pas seulement aux réponses
Les candidats répètent leurs réponses et improvisent la conclusion. Résultat : les deux dernières minutes, celles dont le recruteur se souvient, sont la partie la moins préparée de l’entretien.
Un entretien blanc est le meilleur endroit pour corriger ça. Sur Talk2Hire, chaque entretien se termine comme un vrai, et vous recevez un retour sur l’ensemble de l’échange, conclusion comprise.
À lire ensuite : les questions d’entretien les plus fréquentes et la méthode STAR, avec des exemples.
Lire ne remplace pas s’entraîner.
Passez un vrai entretien — une IA qui pose des questions de relance, ou une session en direct avec un recruteur en activité. Chaque session se termine par un enregistrement et un rapport noté.